Le Bf 109E-7, qui a fait ses débuts au combat à la fin du mois
d’août 1940, était la version à long rayon d’action du E-4,
dont il conservait la motorisation et la verrière. La casserole
d’hélice était différente puisque dotée d’un carénage pointu
obturant l’ouverture du canon de nez et le train d’atterrissage
était renforcé. Un réservoir de 300 litres, installé sous le
ventre, augmentait son rayon d’action jusqu’à 1 300 km.
Une bombe de 227 kg pouvait, le cas échéant, le remplacer.
Les
premiers E-7 étaient équipés du moteur DB601A, remplacé plus tard
par le DB601N (E-7N). Extérieurement, rien ne les distinguait et
seul l’indice d’octane plus important, 100 (ou C3) au lieu de 86,
affiché dans un petit triangle jaune et blanc près de la trappe à
carburant de fuselage, permettait de faire la différence. Avec les
opérations sur le Front Africain apparaissent aussi les E-7/Trop,
versions tropicalisées par l’ajout de filtres à air plus
performants et de nécessaires de survie en milieu désertique.
La production du Bf 109E-7 (toutes variantes confondues) a atteint
438 exemplaires.
La décoration prévue pour ce montage est celle de l’avion du
fameux As au 158 victoires, Hans Joachim MARSEILLE, surnommé Der
Stern von Afrika (L’étoile d’Afrique).
Marseille arriva en Afrique du Nord en avril 1941, au sein de la JG
27. Le 20 avril, il se posa sur le ventre près de Cahela, suite à
une panne moteur de son Bf 109E-7. Le 23 April 1941, il obtient sa 8e
victoire, la première sur le Théâtre Méditerranéen, mais est
abattu à son tour par un Hurricane et se crasha près de Tobrouk,
détruisant son appareil, le « 6 Jaune » W.Nr. 5160.
C’est celui-là que j’ai choisi de faire. Pourquoi, me
direz-vous ? Tout simplement suite à la lecture du Volume 1 du
Bf 109 Modellers Datafile où l’auteur, Lynn Ritger, publia
quelques photos de ce « 6 Jaune » qui, selon toutes
vraisemblances, serait l’avion de Marseille.
La maquette
montage
La première étape consiste à assembler le maximum de pièces
composant le moteur, mais en laissant de côté celles qui pourraient
gêner lors de la peinture et qui seront peintes séparément. Les
différentes canalisations sont issues de profilés plastique rond ou
de fil d’étain suivant si leur forme est compliquée ou pas. Les
connecteurs sont faits à partir de gaine de câble électronique ou
de coton-tige étiré à la flamme. Le câblage électrique, quant à
lui, est fait en brins de fil électrique. Toutes les pièces en
plastique sont collées à la colle Extra Thin Cement A.Mig-2025.
Pour les autres, j’ai utilisé de la colle cyanoacrylate Slow Dry
A.Mig-8013 :


Les moteurs Daimler Benz sont généralement noirs, mais je préfère
partir sur une couleur plus claire, plus facile à moduler. J’ai
effectué un mélange de Noir et de Blanc (Black A.Mig-046, White
A.Mig-050) que j’ai pulvérisé après l’avoir dilué à
l’Acrylic Thinner A.Mig-2000. Le réservoir de liquide de
refroidissement, celui additionnel d’huile ainsi que les bras du
bâti-moteur sont peints en RLM02 A.Mig-0217 éclairci au Blanc :
Toutes les pièces sont drybrushées au Gris Clair (mélange de Noir
et de Blanc) afin de faire ressortir les reliefs et les détails. La
cloison pare-feu (aluminium nu dans la réalité), étant dans
l’ombre derrière le capot, est d’abord peinte en Noir puis
drybrushée avec une couleur Acier pour éviter un effet trop
clinquant. Le numéro de série est composé de chiffres, fournis en
plusieurs exemplaires sous forme de décalcomanies. On peut ainsi
créer le numéro que l’on veut :
Pour fondre le drybrush avec la couleur de base et
accentuer les creux, un filtre Noir (PLW Black Night A.Mig-1611 dilué
à l'Enamel Thinner A.Mig-2019) est badigeonné sur les pièces
peintes en Noir. Les autres reçoivent un jus PLW Deep Grey
A.Mig-1602 déposé par capillarité dans les creux. Une fois sec,
les dégradations de la peinture sont représentées avec un morceau
de mousse imbibée de Gris Moyen et tapoté sur la surface :
Le pourtour de la plaque supérieure et des sorties d’échappement
sont marqués avec du Streaking Grime A.Mig-1203, afin de simuler des
dépôts de saleté. Enfin, à l’aide d’un crayon Verithin
Silver, j’ai simulé des éraillures plus profondes dues aux
nombreuses manipulations du personnel au sol :
L’hélice, tout comme une
partie du cône (l’autre est RLM04 A.MIG-0125) est RLM70. N’ayant
pas cette couleur sous la main, j’ai fait un mélange de Noir et
Jaune pour l’obtenir. Les pâles sont ensuite modulées au Jaune du
côté du bord d’attaque et en Noir sur le bord de fuite,
pulvérisées en couches transparentes (la dilution est supérieure à
95 %). Le moyeu est Aluminium :
Après avoir généreusement éraillé les bords
d’attaque au crayon Silver, des projections de graisse sont faites
en frottant un pinceau chargé de Fresh Engine Oil A.Mig-1408 sur un
cure-dent. Le surplus de produit aura, au préalable, été retiré
afin de n’avoir que de petites projections :
On peut maintenant assembler les différentes pièces et poser les
dernières tubulures entre le radiateur de liquide de refroidissement
et prolonger le toron électrique qui court sur le bras du
bâti-moteur. N’ayant pas de photos du cône d’hélice (il est
absent sur celles en ma possession), il est peint à l’identique de
celui du « 4 Jaune » arrivé avec la JG27 à la même
période :
Eduard fournit deux types de
tableau de bord : un en plastique avec sculpture et décalcomanie
et le deuxième en photodécoupe à assembler. J’avais, au fond de
mon stock, un troisième modèle (flèche rouge), produit par Yahu et
ayant la référence YMA4802. C’est aussi de la photodécoupe mais
le gros avantage est qu’il est prêt à l’emploi, un gain de
temps bien appréciable :
Le détail est présent sur les parois latérales, mais a été
complété par l’ajout de boîtiers supplémentaires, de quelques
tringleries manquantes et de câblage électrique. Les matériaux
utilisés sont identiques à ceux employés pour le moteur. Les
pièces en photodécoupe, présentes dans la boîte, sont collées à
l’Ultra Glue A.Mig-2031. Elle est appliquée au pinceau et les
débordements sont nettoyés à l’eau. Un excellent substitut à la
colle cyanoacrylate, pour ce genre de collages minutieux :
Du Noir, dilué à ~ 50 % avec le diluant de
la marque, est appliqué en premier. Il servira à marquer les ombres
par la suite. La deuxième couleur est du Blanc, légèrement plus
dilué afin de laisser transparaître la première couleur. La
pulvérisation doit se faire bien perpendiculaire à la surface. On
insistera sur les zones qui reçoivent le plus de lumière et celles
que l’on veut mettre en valeur :
La teinte de base du cockpit est
le RLM02, dilué aussi à 50 %, auquel trois gouttes de
Transparator A.Mig-2016 ont été rajoutées afin de travailler par
transparence pour ne pas noyer sous la couleur le travail effectué
précédemment. Ici aussi, il convient de garder l’aérographe bien
perpendiculaire :
Après avoir fait un drybrush
Gris Clair sur les reliefs et les arêtes, l’ensemble de
l’habitacle a reçu un filtre Brown for Dark Green A.Mig-1506 pour
donner de la profondeur à la couleur et adoucir les contrastes entre
l’éclaircissement et la base :
Un jus Deep Grey est diffusé par
capillarité dans les creux pour accentuer les ombres, et ce, sans
attendre que le filtre passé auparavant ne soit complétement sec.
Les deux couleurs vont ainsi se fondre sans que le jus laisse
d’auréoles disgracieuses :
Après avoir peint les différents détails dans la
couleur adéquate, les parois sont éraillées avec un morceau de
mousse imbibé de la couleur de base éclaircie avec une goutte de
Blanc puis du Nature Effect Earth A.Mig-1403 est appliqué au
pinceau, en plusieurs couches fines, sur le bas des parois :
Ici, le travail est en tout point identique seul du
pigment Airfield Dust A.Mig-3011 a été rajouté. Il est déposé
avec un pinceau en insistant dans les creux. L’excédent est
soufflé afin qu’il ne reste qu’une fine pellicule :
Les deux sous-ensembles s’adaptent parfaitement. Aucune mauvaise
surprise lors de la mise en place, seul le tableau de bord, pourtant
prévu pour la maquette Eduard, est légèrement trop large et a dû
être raboté avec une micro-lime. Le collimateur est collé, en tout
dernier, avant l’assemblage des demi-coquilles du fuselage :
Le capot moteur va nécessiter une petite remise à
niveau du fait qu’il sera posé à part. Pour commencer, il faut
réaliser le logement des attaches rapides puisque ces dernières
restaient attachées sur l’avion. J’ai commencé par accentuer la
gravure puis découpé le plastique à la scie pour pouvoir enlever
le plastique :
Le fond est reconstitué avec un morceau de profilé
plastique fin (0,13 mm) puis un second plus épais (0,5 mm)
est collé à l’intérieur pour éviter d’avoir un logement trop
profond :
La cloison, à
l’avant, est ajouré par perçage. Un avant-trou est fait à
l’aiguille afin d’éviter à la mèche de ripper. A l’arrière, le plastique est aminci pour lui donner l’apparence
de la tôle. J’ai commencé par dégrossir à l’aide d’une
fraise. La finition est faite en grattant avec une lame courbe. La
tranche est régulièrement marquée avec un feutre noir pour
vérifier l’avancement :
Les parties hachurées doivent être retirées dans
le cas d’un capot enlevé pour être totalement conforme à la
réalité. Comme sur la photo 22, j’ai accentué la gravure qui
servira de guide à la lame de la scie :
La prise d’air (flèche rouge) était munie d’un
carénage qui faisait la jonction avec le filtre à sable. Absent de
la boîte, il a été fait en carte plastique. Le filtre a été, lui
aussi, refait, celui proposé par Eduard n’étant pas tout à fait
conforme. Je n’ai pas utilisé la grille en photodécoupe car elle
est non présente dans la réalité. De plus le filtre ne possédait
qu’une seule ouverture sur la face avant, le dessus et le dessous
étant fermés par une plaque :
Les deux longues trappes de chaque côté du
moteur, bien trop grossières d’origine, sont refaites avec deux
languettes découpées dans de la carte plastique, dont l’une est
parcouru de trous, que l’on colle l’une sur l’autre. Un morceau
de profilé rond est collé sur la tranche pour représenter la
charnière :
Afin de donner plus de dynamisme, le volet des
carénages des radiateurs de liquide de refroidissement à l’intrados
de l’aile ont été positionnées ouverts. On ressort donc l’outil
à graver et la micro scie pour les découper, car ils sont
solidaires de la pièce puis ils sont refaits en carte plastique. Les
deux espaces, maintenant visibles, sont bouchés, eux aussi, à la
carte plastique (flèche rouge) :
La toile de protection à l’intérieur des puits
du train d’atterrissage est représentée avec du Surfacer 500,
appliqué grossièrement sur une bandelette de scotch de masquage
mise en place au préalable :
La couleur de base est le RLM02 A.Mig-0217, tout
comme pour les jambes du train et l’intérieur des trappes. Une
fois sec et recouvert d’une couche de vernis brillant, un jus Deep
Grey A.Mig-1602 est diffusé par capillarité dans les creux. Le
laçage de la toile, peinte en Marron Cuir, est fait en trompe-l’œil
à partir d’une fine bandelette de décal blanc.
Les
flancs des pneus, soumis aux fortes chaleurs d’Afrique du Nord,
étaient recouverts d’une couche de protection blanche. J’ai
préféré, ici, utiliser du Beige pour leur donner une apparence
usagée :
Finalement, un filtre Brown for Dark Yellow
A.Mig-1511 et un jus PLW Dust A.Mig-1620 donneront à cette zone une
apparence poussiéreuse :
Malgré des ajustements irréprochables, il
subsistait un léger joint à la jonction arrière de l’aile et du
fuselage. Il a été proprement comblé à l'Arming Putty Acrylic
Type A.Mig-2039, appliqué au pinceau et poncé après avoir attendu
une douzaine d’heures de séchage :
La maquette est dégraissée à « l’Eau
Écarlate » afin d’enlever les résidus graisseux laissés
par les manipulations et de nettoyer, par la même occasion, les
gravures des poussières qui pourraient y subsister. On peut ensuite
procéder aux masquages pour pouvoir commencer la peinture :
Comme je l’ai dit en préambule, il va s’agir
du deuxième avion d'Hans Joachim MARSEILLE lors de la Campagne
d’Afrique du Nord. Les avions de la JG27 transitèrent par la
Sicile où ils reçurent leur camouflage désertique, fait à partir
de peintures italiennes selon les experts, mais très proches des RLM
78, RLM 79 et RLM 80 qui apparurent plus tard dans l’année. On
peut donc utiliser le set Luftwaffe Desert Colors A.Mig-7218 sans
aucun soucis :
La maquette est, avant toute chose, apprêtée afin
d’avoir une meilleure accroche de la peinture. L’intrados et les
flancs du fuselage sont RLM 78 A.Mig-247, dilué à environ 60 %
à l'Acrylic Thinner A.Mig-2000 et passé en couches fines. Pour les
surfaces entoilées, j’ai rajouté une goutte de Bleu à la couleur
de base afin de les différencier du reste :
Des pochoirs, découpés au plotter Silhouette dans
du film Frisket, sont utilisés pour poser l’ombre sur l’entoilage.
La teinte utilisée pour ce faire est la couleur de base additionnée
d’un peu de Noir A.Mig-046 et largement diluée :
Cette même mixture est utilisée pour la
modulation. Elle est appliquée à l’avant des parties auxquelles
on veut donner du volume (aile, empennage et fuselage). La partie
arrière reçoit, quant à elle, un mélange de la couleur de base et
de Blanc A.Mig-050. De cette façon, la cellule est divisée en trois
sections : de l’avant au bord d’attaque, du bord d’attaque
au bord de fuite et du bord de fuite à la queue. Ces différentes
zones seront patinées différemment :
La peinture est fanée en reprenant le centre des
panneaux avec la couleur de base éclaircie avec du Beige et les
lignes de structures sont surlignés d’un voile de la couleur de
base assombrie au Marron Foncé. Tout comme pour les étapes
précédentes, on travaille très dilué :
J’ai délaissé
les décals pour des pochoirs faits, eux aussi, dans du film Frisket
découpée au plotter Silhouette.
Le
premier, aux dimensions extérieures de la Balkenkreuz, est mis en
place et du Noir A.Mig-046 est appliqué :
On laisse sécher pendant
une heure minimum avant de positionner le deuxième en lieu et place
du premier :
Puis, on pulvérise du Blanc A.Mig-050. Finalement, du
Glossy Lucky Varnish A.Mig-2053 viendra protéger le tout des
agressions à venir :
Trois jus différents ont été utilisés pour valoriser la gravure :
du PLW Black Night A.Mig-1611 à la jonction des parties mobiles, du
PLW Deep Brown A.Mig-1618 pour les trappes de visite et du PLW Blue
Black A.Mig-1617 pour le reste et les lignes de rivets. Je les ai
dilués à l'Enamel Thinner A.Mig-2019 pour les rendre plus discrets
et diffusés par capillarité. Les éventuels débordements sont
essuyés au chiffon légèrement imbibé de diluant :
Afin d’amener un peu de richesse chromatique et
de réchauffer la couleur, la zone centrale a reçu un filtre Brown
for Dark Yellow A.Mig-1511 et celles derrière les puits de train du
PLW Dust A.Mig-1620, dilué à l'Enamel Thinner dans le but de le
rendre plus transparent et qu’il ne marque pas trop :
La base des parties en relief de
faible épaisseur (carénages des canons d’ailes, petits bossages,
etc.) est marqué d’un jus Streaking Grime A.Mig-1203. Pour celles
plus volumineuses (radiateurs, carénage support réservoir
extérieur, etc.), j’ai utilisé de l'Engine Grime A.Mig-1407 afin
d’avoir un contraste plus fort. Le dessus est éclairé avec de
l'Oibrusher Buff A.Mig-3517. Une goutte est déposée puis elle est
fondue avec un pinceau légèrement imbibé de diluant. On insistera
un peu plus sur les angles :
Les volumes étant
posés, on peut entamer les salissures. Le ventre est travaillé avec
du Dark Brown A.Mig-3512 suivi du Buff. Le procédé est identique à
ce qui a été fait à l’étape précédente. Pour faciliter la
mise en œuvre, on travaillera panneau par panneau et par zones
délimitées par les lignes de rivets :
Afin d’éviter de tomber dans la monotonie, c’est
du Starship Filth A.Mig-3513 qui a, ici, été utilisé. Il n’est
pas nécessaire de traiter toute la maquette et on peut se limiter
qu’aux endroits les plus maltraitées :
On prend les mêmes et on recommence sur le capot
moteur inférieur, cette fois. La surface étant plus grande, j’ai
procédé différemment. La zone est recouverte d’une généreuse
couche de white-spirit sur laquelle des pointes de Starship Filth et
de Buff sont appliquées. Puis, avec une brosse ronde à poils
courts, on vient tapoter pour fondre les couleurs, mais sans chercher
à obtenir un fini uniforme :
Le climat libyen étant particulièrement chaud
pour ne pas dire aride, la présence de projection de terre à
l’intrados va se limiter à sa plus simple expression.
En
premier lieu, c’est du Dry Earth A.Mig-1750 qui est déposé sur le
pourtour arrière des puits de train qui est tiré vers le bord de
fuite avec un pinceau, de façon à ne laisser que des traces. Puis,
on vient contraster avec de l'Earth A.Mig-1403. Le volet des
radiateurs a reçu le même traitement, dans le prolongement des
roues :
De légères coulures de fluide sont ajoutées en
utilisant du Fresh Engine Oil A.Mig-1408, appliqué au pinceau, soit
pur si on veut une trace franche, soit légèrement dilué à
l'Enamel Thinner si on veut quelque chose de plus diffus. Le plus
gros du travail s’effectuera sur le capot moteur :
On en terminera avec l’intrados en passant un
voile de Ultra Matt Lucky Varnish A.Mig-2050 en évitant les zones
sur lesquelles ont été apposées les coulures :
En prévision des
éraillures à venir, les emplantures de l’aile sont peintes en
Aluminium sur lequel on vient mettre, avec un morceau de mousse, de
l'Ultra Liquid Mask A.Mig-2032 :
On pulvérise, ensuite un mélange de
RLM 79 A.Mig-0222 et de Blanc et on dépose à nouveau du Liquid
Mask :
La couleur de base peut maintenant être appliquée après
l’avoir diluée à 60 % à l'Acrylic Thinner A.Mig-2000 et
avoir ajouté trois gouttes de Transparator A.Mig-2016. Une fois la
peinture bien sèche, le Liquid Mask peut être enlevé en frottant
avec un pinceau brosse :
La séparation des teintes étant, dans la réalité,
à bords flous, le RLM 79 sur les flancs est passé à main levée.
Le taux de dilution de la peinture sera supérieur à ce qu’il est
lorsque l’on peint des aplats et la pression d’air sera abaissée.
La délimitation est d’abord dessinée puis l’intérieur est
rempli avec la couleur :
La surface est modulée de la même façon que pour
l’intrados : pour les obscurs, c’est la Base plus du Noir
qui a été utilisé et pour les clairs, c’est la base plus du
Blanc. Les parties entoilées ont reçu un Jaune Sable un peu plus
soutenu :
On en arrive
maintenant à ce qui va nous occuper un petit moment. Et pour gagner
un peu de temps dans le process, je me suis fabriqué des pochoirs à
partir d’un schéma de camouflage trouvé sur le net, la taille, la
position et le nombre sont ainsi rapidement obtenus. Étant donné
qu’il n’y avait pas de standard pour les taches RLM 80, le choix
est vaste. Les pochoirs sont donc mis en place et un voile de
Olivgrün A.Mig-0248 est pulvérisé :
Elles sont ensuite reprises,
une par une, afin de leur donner un bord flou. On procédera de cette
façon, uniquement sur les surfaces horizontales :
Elles seront faites
à main levée, sans l’utilisation d’un patron au préalable, sur
le fuselage et les petits éléments :
Comme pour l’intrados, les décalcomanies sont
mises de côté et tous les marquages sont peints. Seuls les petits
symboles ont été récupérés sur la feuille de décalques :
La gravure reçoit un jus PLW Ochre for Sand Camo
A.Mig-1622. Pour les trappes, c’est du PLW Deep Brown A.Mig-1618
qui a été utilisé et du PLW Black Night A.Mig-1611 à la jonction
des parties mobiles. Les lignes de rivets avaient, dans un premier
temps, étaient recouvertes d’un jus de Oibrusher A.Mig-3517. Le
résultat n’étant pas à la hauteur de ce que j’espérais, je
les ai repris avec du Deep Brown :
L’usure aux emplantures de l’aile se poursuit
par l’ajout d’éraillures faites au pinceau et aux acryliques. On
travaille avec de la peinture dans les tons proches de la base, très
diluée à l’eau, par transparence, et la couleur est montée
progressivement jusqu’à obtention du visuel désiré. La même
chose est faite autour des trappes de visite et des différents
capots :
La zone dans le prolongement des pipes
d’échappement jusqu’au bord de fuite de l’aile a été
abondamment sali avec de l'Oibrusher Starship Filth A.Mig-3513,
déposé au pinceau le long du couvre-joint du karman puis fondu en
tapotant avec une brosse imbibée de Enamel Thinner A.Mig-2019. De
l'Oibrusher Buff A.Mig-3517 vient ensuite moduler la partie
supérieure de cette zone-là. La façon de procéder est en tout
point identique à ce qui a été fait à l’intrados :
La zone de marche aux emplantures de l’aile a
subi le même traitement en remplaçant le Starship Filth par du Dark
Brown A.Mig-3512 :
Des traînées de poussière sont réalisées avec
du Jaune Sable très dilué. Le mélange est pulvérisé en fines
traces dans le sens du vent relatif. On accentuera l’effet aux
abords du fuselage. La même chose a été faite sur l’empennage :
Les traces
d’échappements sont réalisées en deux étapes. La première
consiste à déposer une large marque de Marron Rouge très dilué.
On ne se contentera pas de ne marquer que le fuselage, on empiétera
aussi sur le raccord Karman et sur l’aile. Pour la deuxième, c’est
du Noir, très dilué aussi, qui est pulvérisé en une trace plus
fine qui suit le couvre-joint du raccord Karman. On insistera
particulièrement au plus proche de la pipe :
Enfin, et pour clore le chapitre de la patine, la
zone de marche est empoussiérée au pigment Airfield Dust
A.Mig-3011. Il est appliqué sur la surface puis fondu avec un
pinceau imbibé de Enamel Thinner :
Les différents « accessoires »
subissent le même traitement que la cellule. Le réservoir ventral
fût utilisé lors de la traversée de la Méditerranée, entre la
Sicile et la Libye. Il y a peu de chance qu’il fût installé sous
l’avion en opérations. Je me suis permis ce petit écart afin de
donner un peu plus de volume au Bf-109 :
Les tubes des canons MG FF
proviennent d’une référence Master qui dormait au fond de mon
stock. L’achat de cette pochette ne se justifie pas, les pièces en
plastique faisant très bien l’affaire. Le câble d’antenne,
quant à lui, est en fil élastique acheté en mercerie,
difficilement trouvable de nos jours. Ammo-Mig a maintenant ça à
son catalogue : Rigging-Fine 0.03 mm A.MIG-8018 :